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6 people found this review helpful
3.2 hrs on record
Threshold est une expĂ©rience brĂšve, mais bien plus marquante qu’elle n’en a l’air. En un peu plus d’une heure, le jeu rĂ©ussit Ă  nous plonger de plein fouet dans une horreur psychologique qui serre la gorge. Je vous recommande d’y entrer sans rien savoir de plus, pour mieux subir cette descente aux enfers en incarnant votre personnage.

D’emblĂ©e, l’esthĂ©tique old-school saute aux yeux, un style volontairement rĂ©tro que beaucoup de jeux d’horreur exploitent car il laisse davantage d’espace Ă  l’imagination et donc Ă  la peur. Les contours flous, les dĂ©cors Ă  peine dĂ©finis : autant de vides que notre esprit s’empresse de combler.

On vous demande ensuite de nommer votre personnage. Ok, classique
 sauf que vous ne disposez que de deux lettres. Plus qu’un nom, cela sonne comme un matricule. Puis vient l'Ă©tape suivante, le choix du pays, qui ne dĂ©termine pas la langue du jeu mais sa difficultĂ©. Hein ? Sa difficultĂ© ? Bon
 d’accord.
https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3598394079
Vous atterrissez alors dans un vestiaire, rendez aussitĂŽt votre contrat de travail, puis montez dans un ascenseur pour entamer votre premiĂšre journĂ©e. L’ascenseur grimpe, grimpe encore. L’oxygĂšne, lui, chute sans interruption. Jusqu’au point de rupture : l’ascenseur s’immobilise, et le souffle court de votre personnage commence Ă  vous mettre mal Ă  l’aise. Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?

Au sommet, vous rencontrez Mo, votre collĂšgue, pressĂ© de finir sa journĂ©e. Il vous explique Ă  la hĂąte votre tĂąche. À quelques mĂštres, les wagons d’un train dĂ©filent sans jamais s’arrĂȘter. Votre rĂŽle : rĂ©guler leur vitesse. Pour cela, Mo vous tend un sifflet et vous demande de souffler dans une grande corne amplificatrice. “Tu vois, le train ralentit, vas-y souffle”, note-t-il sur un carnet pour Ă©conomiser son oxygĂšne. Vous soufflez, mais avec apprĂ©hension : souffler, c’est vider ses poumons. Un son aigu retentit, le train accĂ©lĂšre, et vous relĂąchez un rĂąle profond. De l’air, vite ! Mo vous tend alors une air can, un rĂ©cipient en verre ornĂ© d’empreintes dentaires indiquant oĂč placer vos dents. Pas le choix, c’est ça ou mourir. Le verre glacĂ© entre vos mĂąchoires, vous mordez jusqu’à ce que la bonbonne Ă©clate et vous dĂ©livre une bouffĂ©e salvatrice. Vous recrachez du sang : le verre a meurtri votre bouche. “On s’habitue”, Ă©crit Mo. “T’inquiĂšte, on a un trĂšs bon dentiste.” Ah, parfait. Je suis rassurĂ©, tiens.
https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3598394584
Mo s’en va, ravi d’avoir terminĂ© sa journĂ©e. Vous voilĂ  seul. Les poches vides. Commence alors l’exploration de votre minuscule poste de travail. Une machine Ă  coupons imprime rĂ©guliĂšrement un ticket que vous pouvez Ă©changer contre une air can. Mais dĂ©jĂ  l’alarme retentit : il faut s’occuper du train. Une course s’engage (au sens figurĂ©, car courir consommerait trop d’oxygĂšne) pour rĂ©cupĂ©rer des air cans, fouiller la zone, et comprendre ce qui est arrivĂ© Ă  votre prĂ©dĂ©cesseur, dont la tombe fraĂźche repose dans un coin.

L’alarme devient une source d’angoisse permanente. On s’exĂ©cute, on siffle, on mord une air can. Partir ? Impossible : l’ascenseur n’arrivera qu’à la fin du quart. Ne rien faire ? L’oxygĂšne finit par manquer de toute façon. Et si le train s’arrĂȘte, la machine Ă  coupons se bloque. Travailler ou crever : personne ne viendra vous sortir de lĂ .

Au-delĂ  de l’absurditĂ© et de l’indignitĂ© d’un tel emploi (on imagine sans peine mille solutions plus rationnelles que de s’époumoner pour rĂ©guler un train dans une zone pauvre en oxygĂšne) se dĂ©gage un lent dĂ©sespoir. Faut-il vraiment vivre si c’est pour vivre ainsi ? Pourquoi faisons-nous ce job, au juste ?

C’est lĂ  que Threshold nous saisit Ă  la gorge. Une fois passĂ©e la frĂ©nĂ©sie de la collecte d’air cans, une mĂ©lancolie sourde s’installe, Ă  peine troublĂ©e par l’alarme Ă  laquelle on finit, insidieusement, par s’habituer. Et n’est-ce pas lĂ  le plus terrifiant ? Quand l’horreur cesse d’en ĂȘtre une, quand elle devient une routine. Quand survivre exige de normaliser l’insupportable. L'air de rien, Threshold a Ă©tĂ© pour moi une expĂ©rience intense, dont je me souviendrai longtemps.

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Posted December 10, 2025. Last edited December 10, 2025.
Was this review helpful? Yes No Funny Award
5 people found this review helpful
1.3 hrs on record
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Fan absolue de bubble tea, l’horreur la plus profonde de The Boba Teashop n’est pas tant celle qu’il affiche que celle d'assister, pire de devoir participer Ă  la prĂ©paration de mĂ©langes aberrants de thĂ©, de cafĂ©, de fraises en morceaux (ïœĄĂ“ïčĂ’ïœĄ) et autres breuvages contre nature.
Apparemment, un matcha latte, c’est du cafĂ© + du lait + de la poudre de matcha ? Quoi ?? Hold my bubble tea cup ! On aura tout vu ! Et tout ça servi dans une boutique sombre et un peu louche. Franchement, on n’y croit pas une seconde : il se trame quoi dans l’arriĂšre-boutique ? Un trafic de drogue, c’est ça ? Quelle surprise.
Et puis l’autre, lĂ , qui rĂ©clame son matcha latte
 J’ai d’autres poudres Ă  peser, moi, plutĂŽt que de contenter les bourgeoises du coin !

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3602677517
Je ne parle mĂȘme pas des fantĂŽmes qui s’amusent Ă  jouer à jour/nuit/jour/nuit façon Jacquouille. Ça va deux minutes ! J’ai un rythme Ă  tenir si je veux pas me mettre le boss Ă  dos. Incroyable.

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Bon, sans plus de boutades : The Boba Teashop est un jeu court, qui se boucle en une seule session. On y prĂ©pare des boissons dans une ambiance de plus en plus glauque et terrifiante, avec des fantĂŽmes dĂ©cidĂ©s Ă  nous mener la vie dure. J’avoue que ce genre de jeu me met vite mal Ă  l’aise, et ici, ça ne lĂ©sine pas sur le jumpscare. Sur la fin, j’avais franchement du mal Ă  poursuivre, tant la tension devenait pesante. Heureusement, le jeu ne s’éternise pas, et en cas d’échec, on reprend simplement la journĂ©e en cours (sur un total de sept).

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3602677818
En dĂ©finitive, je dirais que c’est un jeu correct, mais sans plus. Je ne suis pas fan d’horreur facile, et lĂ , entre les jumpscares, la luminositĂ© trĂšs faible et le filtre VHS poussĂ© Ă  bloc, ce n’était pas exactement une partie de plaisir. Mais si vous ĂȘtes client du genre et que vous avez envie d’une petite heure d’angoisse bien servie, pourquoi pas.

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Posted November 11, 2025. Last edited November 11, 2025.
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6 people found this review helpful
1.0 hrs on record
Platform 8, ou ç•Șぼりば (hachi-ban noriba), est le second jeu de Kotake Create, reprenant peu ou prou le concept de The Exit 8, qui avait connu ses petits instants de gloire en ligne. Cette fois, on se retrouve dans une rame de mĂ©tro plutĂŽt que dans un couloir sans fin. Le rĂ©alisme des lieux, des publicitĂ©s jusqu’à la texture de la moquette des banquettes, nous plonge Ă  nouveau dans un Ă©tat de malaise insidieux.

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3598393179
Cet espace irrĂ©el joue avec notre perception et nous demande cette fois de nous confronter aux anomalies pour passer aux rames suivantes. Allant toujours vers l’avant, le joueur doit interprĂ©ter les signes et dĂ©jouer les piĂšges sur sa route. Platform 8 se joue plus rapidement que The Exit 8 : les obstacles sont plus simples Ă  franchir et il est moins nĂ©cessaire de scruter chaque dĂ©tail pour repĂ©rer les anomalies. Ce second jeu relĂšve davantage de l’expĂ©rience horrifique lĂ  oĂč le cĂŽté puzzle game d’Exit 8 se montrait plus affirmĂ©.

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3598393352
J’aurais tendance Ă  recommander plutĂŽt The Exit 8 s’il fallait faire un choix. NĂ©anmoins, je vous conseille de vous procurer le pack regroupant les deux titres, disponible sur Steam Ă  prix rĂ©duit, pour une plongĂ©e sans retenue dans ces espaces liminaires oĂč le rĂ©el cĂŽtoie l’indicible.

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Posted November 11, 2025.
Was this review helpful? Yes No Funny Award
4 people found this review helpful
2.2 hrs on record
The Exit 8, ou 8ç•Șć‡ș揣 (hachi-ban deguchi), est un jeu court qui nous place dans un couloir de mĂ©tro sans fin. La boucle (littĂ©ralement) de gameplay est simple : on entre dans le couloir, on observe attentivement Ă  la recherche d’une anomalie plus ou moins Ă©vidente puis on poursuit son chemin, en sens inverse si une anomalie est dĂ©tectĂ©e, ou tout droit si tout semble normal. Il faut rĂ©pĂ©ter l’opĂ©ration huit fois sans se tromper pour atteindre la sortie. En cas d’erreur, on revient Ă  la sortie zĂ©ro. Simple, mais efficace.

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3598393016
Une fois le jeu terminé, un panneau indique combien d'anomalies il nous reste à découvrir, ce qui permet de compléter le jeu à 100% facilement.

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3598392806
Le jeu instaure une atmosphĂšre pesante et uncanny, sans jamais tomber dans la facilitĂ© du jumpscare. Son horreur repose sur le rĂ©alisme des lieux et un malaise diffus plutĂŽt que sur des effets artificiels. Le stress nĂ© de l’anticipation, la crainte de croiser quelque chose d’effrayant, fonctionne trĂšs bien, mĂȘme si l’expĂ©rience reste une forme d’horreur trĂšs soft.

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Posted November 11, 2025.
Was this review helpful? Yes No Funny Award
10 people found this review helpful
9.4 hrs on record
Mundaun possĂšde une atmosphĂšre singuliĂšre, portĂ©e par une ambiance sonore rĂ©ussie et un style visuel marquĂ©, tout en teintes sĂ©pia et en textures dessinĂ©es Ă  la main. L’histoire nous plonge dans ce lieu Ă©trange oĂč nous revenons aprĂšs une longue absence, lorsqu’une lettre du curĂ© local nous apprend la mort de notre grand-pĂšre, emportĂ© dans l’incendie ravageur de sa grange Ă  foin.

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3577725652
Cette horrible nouvelle est Ă©galement trĂšs troublante et pousse le protagoniste Ă  se rendre sur place pour enquĂȘter. Ce qui se dĂ©gage de Mundaun est oppressant et mystĂ©rieux, une sorte de malaise diffus qu’on peine Ă  dĂ©finir prĂ©cisĂ©ment. L’ancrage culturel, trĂšs fort, dans une vallĂ©e isolĂ©e des Alpes suisses renforce encore l’identitĂ© propre du titre.

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3577723074
Puis viennent les combats. Composer avec un simulateur de marche au gameplay minimal, pensĂ© pour servir une narration forte, c’est sans aucun problĂšme. Mais dĂšs lors qu’on y ajoute des mĂ©caniques plus ambitieuses (inventaire, gestion de ressources, phases d’infiltration et affrontements), il faut que l’exĂ©cution suive. Or ces sĂ©quences, bancales et souvent ridicules, brisent totalement l’immersion. À elles seules, l’atmosphĂšre angoissante et le dĂ©cor suffisaient. L’ajout d’ennemis s’avĂšre au mieux inutile, au pire exaspĂ©rant. Ainsi, aprĂšs deux heures de jeu captivantes, j’ai lĂąchĂ© le jeu avec un profond soupir, avant de me contraindre une semaine plus tard Ă  reprendre pour venir Ă  bout de ces passages laborieux.

Jau odiesch quels inimis, quai Ăš nulla! Quai na porta nagut! Jau n'hai nagina veglia pli da cυntinuar, quai ma vilenta uschĂš fitg!

https://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=3577724973
L’histoire reprend alors de l’élan
 jusqu’à la prochaine sĂ©quence de combat, face Ă  des adversaires toujours plus irritants. On finit par courir plutĂŽt qu’explorer, Ă  dĂ©laisser certains recoins par peur (ou lassitude ?) de provoquer une confrontation de plus.
La fin, malgrĂ© de bonnes idĂ©es de mise en scĂšne et quelques variantes de dĂ©nouement, reste finalement assez prĂ©visible. Rien ne surprend vraiment, et l’on se retrouve face Ă  un rĂ©cit assez classique. J’aurais aimĂ© parcourir le jeu avec un mode sans ennemis, oĂč leur seule prĂ©sence, amplifiĂ©e par un brouillage visuel ou un son saturĂ© Ă  leur approche, aurait suffi Ă  nourrir l’angoisse. Mais non. Il faut subir les attaques Ă  distance d’hommes de paille et mourir sous leurs jets de foin. Cocasse.

En somme, Mundaun se rĂ©vĂšle ĂȘtre une expĂ©rience plutĂŽt dĂ©cevante, Ă  mon grand dĂ©sarroi. Il n’y a guĂšre Ă  comprendre au final, ce n’est mĂȘme pas cryptique, c’est juste trĂšs banal. Les seules caractĂ©ristiques qui dĂ©marquent le jeu sont tout son enrobage visuel et sonore, mais l’histoire en elle-mĂȘme se rĂ©sume en peu de mots.
Comme Steam demande de faire un choix, le pouce bleu ou rouge, je préfÚre opter pour le pouce rouge, sans dire pour autant que Mundaun est à jeter, mais plutÎt pour appuyer le fait que je ne recommande par réellement l'expérience.

Retrouvez d’autres tests de jeux ma page de curation : Kitsune's Guide
Posted October 9, 2025. Last edited October 9, 2025.