Ce n’est pas une évaluation que je vous livre ici, mais un témoignage. Celui de ce qu’était le jeu à ses débuts, et de l’expérience unique qu’il m’a fait vivre… C’est un témoignage que je vous livre maintenant après plus de 2 200 h de jeu.
Je vous invite par la même à écouter ce morceau de musique 65DaysofStatic — Asimov , qui m'aura particulièrement marqué a l'époque.

Je me souviens,
je me souviens avant tout ça…
Avant les premiers cargos, avant les premières bases, avant la multitude de rencontres venant peupler cet univers devenu si riche en expériences et en possibilités.

Les ressources étaient différentes, bien plus rares ; les questions nombreuses, et les réponses cachées.
Des bribes… oui, des bribes de réponses apportant plus de questions… Des découvertes, amusantes, ridicules, mais enrichissant notre connaissance de ce monde qu’est No Man’s Sky.

Le ciel d’aucun homme… oui, c’était ça : aucun homme. Nous étions seuls, et pourtant quelques-uns, face à cette immensité de 18 446 744 073 709 551 616 planètes, ne sachant pas ce qui nous attendait.
Nous étions des précurseurs, parfois des itérations 1, mais nous l’ignorions.

Puis, nous plongeant de plus en plus profondément dans notre voyage, nous explorions, nous découvrions, nous expérimentions, nous apprenions, toujours en quête de réponses. Nous vivions une expérience unique qui n’appartenait qu’à nous seuls, dont certains prenaient plaisir à conter leur aventure.

Marchant parfois durant des heures sur des planètes sans vie et sans atmosphère, luttant pour notre survie, cherchant un peu de carburant, là, dans un univers où une seule erreur pouvait nous amener à vivre une autre aventure.
Nous avons arpenté de nombreuses planètes, nous enterrant sous terre pour nous protéger de leurs dangers, scannant leurs faunes et leurs flores pour laisser notre trace, renommant systèmes, planètes et créatures.
Un ver dont nous ne discernions ni la tête ni la fin de son corps… Tu t’appelleras : “Oukelélateteteoukilélekuku”.

Apprenant les dialectes pour en savoir toujours plus, nous faisions face aux Sentinelles et aux horreurs biologiques… Que sont-elles ? Quelle est leur origine, leur histoire, leur but ?
Que sont ces structures qui semblent inactives mais pourtant bien trop singulières pour être ignorées ?

Et, au gré de nos découvertes, les premières réponses… L’Atlas, les Voyageurs, l’origine des races… puis d’autres questions encore et toujours, nous guidant dans notre voyage.
À force de persévérance, d’autres réponses, et enfin, nous comprenions… L’Atlas semble être à l’origine de toutes choses, comme un dieu… Les Voyageurs, cette quatrième race… Nous comprenions : nous en étions un.
Un Voyageur, une anomalie de ce monde.
Cela semblait pourtant si évident, mais tout s’éclairait à cet instant.

Ruines et monolithes nous apportant plus de réponses et de questions, encore et toujours, sur la nature de cet univers.

Je me souviens : les temps étaient bien plus durs, différents et compliqués, mais c’était une véritable épopée, un voyage vers une quasi-infinité dont nous savions qu’une vie, ou mille, ne suffiraient pas.

Puis, nous nous résignâmes : se rendre au centre de l’univers, oui…
Un ultime voyage, une ultime épopée, une ultime réponse.

Alors nous recommencions, survolant les planètes en quête de ressources, de technologies ou d’un nouveau vaisseau, faisant face aux pirates et aux Sentinelles, et le combat était bien plus ardu.
Cette ultime question vers laquelle tout le monde se tournait : qu’y a-t-il au centre ?

Puis, tels les plus grands explorateurs, nous choisissions de parcourir des centaines de milliers d’années-lumière, ou de nous lancer dans un trou noir sans savoir ce qui nous attendait derrière : des réparations, un autre secteur de cet univers, de nouvelles planètes.
Nous étions-nous rapprochés de notre ultime destination ?

Mais quel genre de créatures, quel genre de paysages cachait cette planète que nous apercevions à travers la verrière de notre cockpit ?
Elle nous attirait, telle une lumière attirant un papillon avide de découvertes. Allons-y : de toute manière, nous avions besoin de carburant.

Puis nous reprenions notre périple, et enfin… le centre, ce point si brillant que nous voyions dans le ciel, cette carte aux allures d’infini depuis le début, sa luminosité surpassant toutes les étoiles dont les lueurs nous avaient pourtant enveloppés depuis notre réveil.
Cet astre, ce trou noir isolé de tout, autour duquel tout gravite. Ce dernier saut vers l’inconnu.

Et enfin, la RÉPONSE :
Le voyage n’est pas fini. Recommence…

— akha, itérations 1


P.S. J’espère que ce petit récit vous aura plu et aura su vous faire apercevoir ce qu’était le jeu à ses débuts. Malgré toutes ces critiques, NMS s’est toujours présenté comme un jeu d’exploration et de découverte, et il n’y a pas de doute, c’en était déjà un.
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